nous voila revenus de nos pérégrinations de fin et de début d’année… Epuisés, chargés de sacs entiers de nouveaux cadeaux à ranger, de sacs de linge à laver, de chocolats, sucreries, foie gras à finir…
Bref, des vacances tout sauf reposantes, avec plus de 2000 kilomètres dans les roues (kilomètres parcourus nuitamment, bien sûr, afin d’éviter autant que faire se peut les pleurs d’Eléa et les questions de Malo)…
Mais des vacances loin de l’ordinateur, ça fait parfois du bien… À venir, quelques photos prises avec notre nouveau joujou… Mais pour l’instant, juste quelques livres lus ces 15 jours, si vous avez eu des chèque cadeau Fnac pour Noël et que vous ne savez pas quoi prendre !
Arthur Upfield, L’homme des deux tribus.
J’avais été très alléchée par la présentation de cet auteur australiens, et de ses livres, romans policiers “ethnologiques”, ayant pour cadre l’Australie profonde, et pour héros principal l’inspecteur Napoléon Bonaparte, métisse aborigène…
Mais en fait, dans ce livre du moins, aucun des personnage principaux n’appartient au peuple aborigène… On y trouve, en revanche, une intrigue policière très prenante et bien ficelée, et une très belle traversée d’une immense plaine désertique, racontée comme si on y était.
Donc, si vous cherchez à lire quelque chose sur les aborigènes d’Australie, passez votre route, en revanche si vous recherchez un polar dépaysant, vous pouvez y aller !
Le Montespan, de Jean Teulé.
C’est le premier roman de Jean Teulé que je lis, sans doute pas le dernier… J’ai adoré cette histoire (vraie, mais sans doute assez exagérée par l’auteur) du mari de Madame de Montespan, favorite de Louis XIV. Amoureux de sa femme, jaloux du roi, exilé sur ses terres gasconnes, il avait fait surmonter son carrosse de cornes géantes, cornes qu’il avait tenu à faire ajouter à ses armoiries…
C’est la lutte de David contre Goliath, d’un pauvre petit marquis contre le Roi Soleil, l’homme le plus puissant de son temps… Je l’ai lu d’une traite, l’écriture est soignée, et le tableau de l’époque regorge de détails passionnants…
Marie-Antoinette, d’Antonia Fraser, pour rester un peu dans le même sujet ! Mais dans un style très différent du précédent. Cette biographie, écrite par une américaine, et qui a inspiré Sophia Coppola pour son film, est extrêmement documentée…
Je ne l’ai pas encore finie, j’en suis au tiers environ, mais pour l’instant l’impression que j’en ai c’est qu’il s’agit avant tout d’un travail de recherche sur la vie privée de M-A, sur ses relations familiales (avec sa mère, l’impératrice Marie-Thérèse, et avec ses nombreux frères et soeurs), ses relations amoureuses et amicales à la cour de Versailles… Mais l’auteur ne parle pour ainsi dire pas du contexte politique, d’une part parce que M-A ne s’y intéressait semble-t-il pas beaucoup (du moins au début… Après elle a du être un peu obligée, quand même !), d’autre part parce que Antonia Fraser est américaine, et que l’histoire du peuple français lui est sans doute assez peu familière…
Mais le résultat est quand même plaisant, sérieux, bourré de références à des lettres ou à des documents de l’époque… On y suit avec plaisir le parcours de cette jeune imbécile (d’après l’auteur, M-A était, à son arrivée en France, quasi analphabète, elle avait toutes les difficultés du monde à écrire, et ne lisait jamais car c’était un exercicre très difficile pour elle…), qui ne fera jamais que suivre le “courant”, obéir à ce que d’autres (sa mère, son mari, son confesseur, sa dame d’honneur…) décident pour elle…
L’auteur en tout cas semble très attachée au personnage, et parvient à le rendre touchant. Mais bon, je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que ça va mal finir pour elle !!!
